top of page

Conflits Modernes :

 

 

 

Leclerc

 

 

 

 

 

En France, la prise de conscience au cours des années 1970 des insuffisances du char AMX 30, conduit à l'élaboration d’un cahier des charges (nommé EPC, Engin Principal de Combat) pour le remplacer. L’état-major français envisagea l’achat d’un char étranger, mais la proposition fût rejetée. Un projet commun pour la conception d'un nouveau char fût alors lancé avec l’Allemagne de l’Ouest, reprenant la base du Léopard 2, mais il n’aboutit pas. Alors l’Armée Française commenca des études pour créer son propre char national. C’est en 1986 que l’EPC prend le nom « Leclerc » en hommage à ce maréchal qui était rentré le premier dans Paris pour reprendre la ville aux nazis durant la Seconde Guerre Mondiale. Face à l’infériorité numérique de blindés du pacte de Varsovie, un régiment d’AMX Leclerc était censé pouvoir faire face à trois régiments de T-80 (les chars « super lourds » soviétiques) ou six régiments de T-72 (les chars lourds soviétiques). En théorie, le char Leclerc devait être capable de sortir victorieux d’un combat à un contre trois.

 

 

Pour répondre à ces attentes, le char Leclerc devait dominer les quatre critères techniques du char moderne parfait : Feu (detection automatique des cibles, identification ami/ennemi), Information/Communication (commandes vocales), Mobilité (suspension semi-active) et Protection (contre mesure....). Le char Leclerc est équipé d’un canon de 120 mm pour une cadence de 10 coups/minutes à l’arrêt et de 6 coups/minute en mouvement et grâce à toutes les aides électroniques pour le rechargement. Le char Leclerc devient pour la première fois un char capable de toucher une cible de 1x1 m à plus de 4 km grâce à sa visée automatique. De plus, afin d’améliorer l’efficacité du canon, les ingénieurs français ont innové dans la conception des munitions (les obus flèches). Sur le plan de l’information, le char est doté de nombreux systèmes d’écoute, de vision, de traitement de données et de capteurs. Toutes les informations recueillies sont ensuite envoyées à l’Etat-Major et/ou au chef de peloton de char. Au niveau de la mobilité, le char Leclerc est encore un des maitres dans ce domaine. Doté d’un moteur de 1500 cv et d’une autonomie de 604 km, il est capable de rouler à plus 70 km/h, de passer de 0 à 30 km/h en 5 secondes. Pour remplir les attentes dans le domaine de la protection, l’AMX Leclerc fût conçu par les ingénieurs pour qu’il soit totalement démontable. Chaque plaque de blindage est escamotable, dans le but de changer rapidement les pièces endommagées lors d’un combat si jamais le Leclerc devait être renvoyé sur un théâtre d’opération. De plus, les équipages possèdent le choix entre des plaques de blindage de différentes compositions et de différents poids. Lors des tests de tirs sur le blindage du char, le Leclerc n'a jamais été transpercé une seule fois.

 

 

Les deux pays qui utilisent ce char sont la France (qui possède presque 408 exemplaires dont le dernier a été livré en octobre 2007, seulement 254 unités sont mis en service) et les Emirats Arabes Unis (qui possèdent 388 exemplaires).    La première projection en opération de ce véhicule fût sous mandat de l’ONU au Kossovo de 1999 à 2002 avec 15 chars. Les 13 chars Leclerc envoyés au sud du Liban avaient la même mission de pacification entre 2006 et 2010. Depuis quelques années, les combats devenant de plus en plus des combats urbains, le char fût adapté sous la forme « Azure », c’est-à-dire avec des protections au niveau des pots d’échappement (pour éviter que l'on y introduise des explosifs), l’apparition de nouveaux périscopes pour une vision plus complète et des capteurs de proximité pour éviter toute attaque de fantassin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

AMX-30

bottom of page